BlogEt si ?

Et si on arrêtait les clichés ? sur les années 40

Parlons peu, parlons bien. Petit retour sur certains points que l’on voit parfois, des choses un peu bancales où on est pas très certain de ce que l’on fait ou voit.
Pour se faire, on va sortir des photos d’époque et on va les décortiquer.

Point numéro 1 – les Victory rolls dans les années 40.

On est d’accord, les victory rolls, c’est trop beau et c’est chiant à faire. Très bien pour une soirée, mais pas pratique pour aller bosser. Vous souhaitez faire de la reconstitution années 40 ? Version française dans la tourmente de la guerre ? … Ne faites pas ça !

Petit instant historique. La femme française, si elle n’a pas le porte monnaie qui va bien pour acheter comme les allemands ou passer par le marché noir, même le savon elle galère sévère pour en avoir.
Si on se penche sur le traitement des cheveux, on sait qu’ils sont le reflet de ce que l’on mange également. Restriction de nourriture + restriction dans les produits de la vie courante = des cheveux pas très splendide.
Revenons au quotidien d’un cheveux en France occupée. Il est mal nourrit, il subit des permanentes, il n’est lavé qu’une fois (à deux) par semaine au savon (type savon de Marseille). Il vient après la mode du cheveux gras des années 20 et 30 (brillantine !). Il est crépu, frisé, cuit par les fer à frisé, maintenu en place par un mélange d’eau et de sucre, lavé au savon…
 
C’est beau ? Ouiiiiii ! Mais c’est pas archéocompatible.


Donc en image, ça donne quoi ?
 
Cheveux ondulés, dégagés sur les côté en les relevant un peu. Libre au dessus de la nuque et caché sous un carré de tissu.
 
 
Même chez les britanniques la Victory Roll brille par son absence.
 
 
 
 
 
1943
 
 
1943
 
J’adore cette photo. Cette femme est pétillante. une coiffure d’une simplicité, mais elle reflète le quotidien des mortels. Source : Chronoscaphe
On ne peux pas dire qu’il n’y avait pas de victory roll. Mais comme l’indique leur nom, se sont les rouleaux de la victoire… On retrouve cela plus chez les stars de cinéma, aux États-Unis. Et un symbole de la reconstruction.
L’idéal pour montrer une femme ordinaire, bien se coiffer pour accompagner un tailleur, c’est d’abord faire prendre du volume et de la hauteur aux cheveux. Crêpez et mettez en forme en vous basant sur les photos d’époque.

Bonne nouvelle pour les cheveux très courts, cette photo de 1941 :
 
1941 – Loire Inférieure
Elle est géniale cette photo. A gauche des cheveux légèrements bouclés (entortillés probablement pendant la nuit dans des bande de drap. Et à droite, cette jeune fille aux cheveux coupés courts. C’est pas courant, je n’ai trouvé que cette photo avec ce style pour cette époque. Mais il y en avait. Faut aussi le montrer.

Il existe de très bons tutos sur youtube de coiffures plus proche de l’effet recherché :
https://www.youtube.com/watch?v=PZjm4kL_03g&t=587s

Point 2 – petit pois
Le motif petit pois est à la mode française, ce qu’il était à la culotte de Minnie : américain ! Oui, ça n’a rien à voir, mais c’est la référence historique. Le petit pois s’est démocratisé à partir de 1936 grâce à la culotte de la fiancée de Mickey. On ne peux pas dire qu’il est absent de la mode Européenne, mais il n’est pas le préféré des françaises.
On trouvera majoritairement ; rayures, carreaux, fleurs et unis. Si vous trouvez du motifs petit pois, il y en a, mais ils seront petits. Pas le rond blanc de 3cm de diamètre que l’on voit partout sur les camps de reconstitutions. Cette erreur est bien souvent accompagné d’un haut de robe à bretelles… Pour information, on change de décennie avec ce combo pois-épaule nues.
 
 
 
 
Exemple de petits pois de l’époque – VOGUE 1940 – Vous pouvez consulter ce numéro (et un autre : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6542643z?rk=42918;4
 
 
 
 
On va faire un truc, un petit dossier de récolte de motifs d’époque et créer un petit album photo. ça permettra d’avoir une base accessible à toutes et tous.

Le lien vers le dossier de motifs (il sera compléter petit à petit) : https://www.facebook.com/pg/rubriqutrouvailles/photos/?tab=album&album_id=574307616097123

Point 3 – les chaussettes dans les chaussures

Alors il y a plusieurs écoles. Personnellement je suis pas vraiment partisane de la chose. Plus assimilé jeune fille ou campagne. Néanmoins, les photos m’ont prouvé que j’avais bien tord sur ce point. L’explication est logique au finale, en l’absence de bas, le confort dans la chaussure peut être assuré par les chaussettes.
Donc, j’avais tord de râler. On trouve de tout. Avec ou sans chaussettes, et de tout âge. C’est pas que réservé aux petites filles sages et encore innocentes.
C’est pas pour autant qu’il faut en abuser.
 
 
 
 
Voilà, les photos ci-dessus le montre bien, des chaussettes à tout âge.

Point 4 – Le manteau en Astrakan

 
L’astrakan c’est ça. Le manteau en fourrure noir bouclé. Coupe droite.
L’astrakan ou breitschwanz est une fourrure bouclée de jeune agneau karakul tué entre 2 et 3 jours qui transitait à l’origine par la ville d’Astrakan en Russie. (parfois même issu du fœtus d’agneau tué avant avant la mise bas). Utilisé à la base pour faire les toques. Cette fourrure va venir enrichir les étalages de l’industrie du luxe… Une fois que l’on sait ça, c’est pas très agréable ! Mais surtout, ça fait pas parti des coupes courantes à cette période.
On est plus sur du lainage avec des coupes plutôt cintrées comme vont le montrer les photos ci-dessous. Les manteaux sont agrémenté de parure de fourrures posées par dessus le manteau ou le tailleur. Ce qui permet d’adapté aussi suivant les températures extérieurs.
 
 
 
 
Fourrure posée sur les épaules.
 
 
 
Une coupe que j’affectionne. Le manteau cintré par une ceinture en cuir !
Il y a d’autres points qu’il serait pas mal d’aborder un jour (le pantalon de velours côtelé, le béret basque, le châles en crochet…). Je ne suis pas exempte de faire des conneries. Mais au moins éviter à d’autres de faire celles que j’ai pu également faire me paraît être une bonne chose.

Bonne chine à toutes et tous.
Une envie de partager ?
error0

Une réflexion au sujet de « Et si on arrêtait les clichés ? sur les années 40 »

  1. Bon… j’aime et j’adore. Mais… on reparlera des « Chouquettes » ensemble avec mes photos trouvées en brocante. c’était un terme très utilisé à l’époque pour qualifier quelques coiffures présentes dans l’iconographie du site !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *