Les dents des timbres

Si l’on se réfère au livre de Kaminsky, on peut sortir sa machine à coudre, prendre de grosses aiguilles (voir des aiguilles de seringues) et coudre le papier (sans le fil bien entendu) afin de créer les dentelures. Néanmoins, il faut être doué en couture à la machine et bien s’entrainer  à aller droit. De plus, j’ai un doute que les machines à coudre modernes acceptent cette gymnastique.

Autrement, prendre des aiguilles et le faire à la main… un peu laborieux n’est ce pas ?


Mais les méthodes modernes nous permettent de trouver bien des choses. Il existe maintenant, des ciseaux cranter spécial timbre (lien image). A vérifier l’écart tout de même. Malheureusement, on trouve en général ce type de ciseaux en lot et non de manière individuelle. Ce qui peut être contraignant, sauf si vous avez des enfants et qu’ils rentabilisent l’investissement.



Méthode alternative : la roulette !
Alors, pas la roulette à pizza mais la roulette de couture.
Attention, placer le papier sur une surface souple (mousse) afin de permettre aux pointes de bien pénétrer dans le papier. Se servir d’une règle pour tracer droit. Repasser une seconde fois en décalant un peu afin de palier au grand écart entre les pointes de la roulette. (Lien image)


On peut également trouver les perforatrices timbres. Alors par contre, bricolage oblige, c’est carré à la base. Pour faire les timbres rectangles il va falloir s’y prendre à plusieurs reprises.

Mais il existe aussi des perforatrices de bordure. Elles seront peut être plus pratique. Lien ici


Il est important de noter que la méthode moderne s’approchera de l’effet voulu mais n’en sera pas pour autant la réplique exacte. 

Remplir sa carte d’identité ?

Il a été posé pas mal de question concernant les cartes d’identité sur le groupe facebook  » La vie civile dans les années 1930 – 1940 et sous l’occupation « .

On va reprendre les questions de Tchou Tchou : 

  • Les cartes étaient-elles similaires en 1930 et en 1940 ?
  • Quelles sont les différents termes à employer pour la description de la moustache, forme du visage, du nez, couleur des cheveux ?
  • Pour le tampon, doit-il être celui de la localité de résidence ou de la préfecture ?
  • Qui sont les témoins ? Des gens de l’entourage ou de l’administration ?

1-Les modèles de cartes

Le 27 octobre 1940, le maréchal Pétain décrète que « tout Français de l’un ou de l’autre sexe, âgé de plus de seize ans, ne peut [désormais] justifier de son identité […] que par la production d’une carte d’identité, dite « carte d’identité de Français » » dans la vague des mesures de contrôle de la population par l’État français. À partir de 1942, la mention « Juif » est apposée, le cas échéant. La carte d’identité est effectivement délivrée et généralisée à partir de 1943, le numéro d’inscription au répertoire national d’identification des personnes physiques (NIR) lui étant intégré.

Il n’y a pas de modèles standards à l’époque au vu probable du fait que l’utilité obligatoire d’avoir une carte d’identité permanente est récente à l’époque.. Cela varie suivant les région voir même les Mairies. Les cartes ne sont nullement standardisé. Il existe des modèles sans pli et rempli Recto-verso comme des modèles pliés.
Les cartes d’identité rigides, c’est une fabrication maison en général, un collage de la carte sur un carton recouvert de toile de reliure.
Nous sommes même tombé sur un modèle papier !


2-Les termes employés :

On va tenter de faire un petit topo des termes existants pour chaque terme. En général les termes employés ne sont qu’un mot. parfois deux, mais abrégés (ex : Ch. Fon. – Chatain Foncé). 

Mention

Type de descriptif Réponses possibles

Taille

mesure 1m,65

Cheveux

Couleur Gris – Grisonnant

Front

Forme Ordinaire, Ord.

Moustache

Couleur ou forme Grise
Yeux Couleur Marrons

Nez

Forme plus ou moins détaillé

suivant le modèle de carte

Ecrasé relevé, Moyen,

Fort

Forme du visage

 Forme

Ovale, Large, Rond, Allongé

Teint

 Couleur ou état général

Bon, Mat, Pragmatique,

Frais, Mature, Naturel, Clair

Coloré

 

Options du Nez

Dos Rectiligne, Légèrement busqué, Converse
Base Horizontale, Etroite
Dimension Moyen, Ordinaire

Dans les signes particuliers, on y trouve les cicatrices, grains de beauté,  ou les signes physiques majeurs comme le « claudiquement à la jambe gauche », « calvitie du front et sommet ».

Vous pouvez laisser des champs vide ou avec la mention « Néant ».

3-Les tampons

En ce qui concerne les tampons, cela varie. On se retrouve avec des tampons de Mairie ou de préfecture. Mais également de Commissariat de police, Service de Circulation voir même Kommandatur.

Attention pour les tampons de Mairie ou de Préfecture. Certaines région mentionnées dans le tampon ont changés de noms. Tel la Loire-atlantique, qui est en 1940 la Loire-Inférieure.

4-Les témoins

Ici deux extraits qui concernent l’historique des cartes d’identités. Pas de mentions spécifique concernant les témoins. Des proches ou de l’administration. 

De provisoire et limitée aux franges nomades de la population, la carte d’identité devient permanente et généralisée en septembre 1921. Le préfet de police du département de la Seine, Robert Leullier, institue une « carte d’identité de Français », qui demeure toutefois facultative. La carte remplace l’ancienne pratique qui exigeait la présence de deux témoins pour de nombreuses démarches afin de limiter les fraudes et de faciliter les contrôles de police et administratifs.

5-note supplémentaire : la photo

Ci-contre, les instructions concernant la photo. On peux trouver les photos dans différentes positions néanmoins. Face, trois-quart ou profil.