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Et si on arrêtait les clichés ? Années 40 – Round 3

Point 6 – les chemises à carreaux.
Lorsque l’on fait de la reconstitution, au départ, on prend ce qui nous parait coller, mais sans voir forcement les détails qui font la différence. La chemise à carreau avec le pantalon marron font bien plus l’aspect bucheron venu de l’ouest que forcement années 40. Les carreaux n’en sont pourtant pas forcement les fautifs. C’est la coupe et l’ensemble surtout donneront le ton.
 
Pour cette photo, je vais vous laisser réagir en commentaire pour savoir ce qu’il faudrait changer.

Alors, historiquement, ça se passe comment ?

On va remonter un peu avant le moyen-âge (Dans l’Antiquité c’est plutôt une tunique. C’est grâce aux Perses – et aux Croisés – que la Camisia arrive en Europe et apporte la coupe pratiquement définitive à la Chemise), où la chemise est généralement utilisées comme sous-vêtement ou chemise de nuit. Elle ne comporte pas de bouton mais plutôt des lanières. C’est un vêtement généralement long, elle peut aller jusqu’aux genoux voir plus bas.
 
 
 
 
 
Il faudra attendre 1871 pour qu’un modèle déposé à bouton apparaisse. C’est la maison Brown Davis & Co, à Londres, qui en est le détenteur. Les cols et les manchettes sont amovibles.
 
Les cols fixes apparaissent dans les années 30.
Pour les manches courtes, il faudra attendre les années 50, où le nom “chemisette” fait son apparition.
Comme les chemises seront de moins en moins porté avec un costumes ou un gilet, les chemises à poche poitrine deviendront les favorites de ces messieurs aux environs des années 60.
Les accessoires de la chemise
Comme dit ci-dessus, les cols et les manchettes sont amovibles. Parce qu’en fait, il y a eu pas mal d’accessoires. Les Fraises, les plastrons, les cols, les manchettes, les jabots… fixés aux chemises ou liquettes afin de les changer plus facilement.
Ici la parti historique plus détaillée : http://www.c2s-shirts-bespoke.com/histoire-cols-chemises.aspx
Se sont les parties visibles qui se salissent le plus sur ce type de vêtement. Il faut dire qu’il est plus facile de se moucher dans une manchette que l’on peut retirer que dans la nappe !
A certaines époques, c’était à la fois mouchoir et serviette de table. (D’où aussi le fait que les tenues napoléoniennes comportaient une superbe rangée de bouton, afin d’éviter que les soldats se mouches dedans – cela raclait le nez)
Bref, la chemise se lavait moins souvent que les cols et manchettes. C’est notre développement de l’hygiène qui aura aidé à instaurer les cols fixes.

Les cols amovibles sont encores présents dans l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale. Afin de faire des économies, ces modèles disparaissent pendant la guerre, ainsi que d’autres modifications sur le reste des uniformes, notamment les battledress.
Les détails qui tuent des années 40
La longueur : Les chemises ont pas mal raccourcis, mais on trouve encore à cette période des chemises qui descendent aux genoux. Certains modèles de chemises ont le dos plus long que le devant.
Chemise ou liquette : on retrouve les deux. Alors, la liquette, c’est quoi ? C’est une chemise qui s’enfile par la tête puisque le devant est en un seul pan. CF : chemise française modèle 35.
 
Ici chemise modèle 35 – Col hirondelle, dos de la chemise plus longue que le devant. Fermeture type liquette.
 
Le col Hirondelle ! Il existe plein de modèles de cols différents, mais le col hirondelle est la coqueluche des années 40. C’est un col fin qui part en point très longues.
 
Dos du col d’une chemise modèle 35
 
Col hirondelle
N’allez pas non plus dire que c’est pas bon si le col n’est pas hirondelle. Loin de là. C’est un effet de mode comme les pantalons baggy portés en dessous des fesses.
 
 
Alors, ici, particularité : Ceci est un polo en rayonne.

Ci-dessous quelques catalogues présentant des chemises, la forme des cols et les motifs.

 
 
 
 
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